Classification

  • ClasseInsectes
  • OrdreLepidoptera
  • FamilleNymphalidae
  • GenreNymphalis
  • Espècepolychloros
  • Nom scientifiqueNymphalis polychloros
Données de l'espèce

Cartes, phénologie, nombre de données, etc...

Carte de l'espèce

  • Observations communales (toute période confondue)
  • Blanc : aucune observation signalée
  • Bleu : observations validées
  • Gris : observations en cours de validation
  • Rouge : vos observations
Morphologie

Envergure : 50-55 mm

La Grande Tortue (appelé Grand-Renard en Belgique) se caractérise par le dessus des ailes d’un fauve orangé terne, orné de trois macules noirâtres le long de la côte et de quatre taches arrondies vers le bord interne de l’aile antérieure. Les postérieures ne présentent qu’une seule grande macule noire le long de la côte. Des lunules bleues donnent aux bordures marginales des postérieures un aspect tortueux. Le revers est marbré de brun, plus foncé vers l’aire basale. Nettement plus grande que la Petite Tortue (Aglais urticae), à laquelle elle ressemble, la Grande Tortue s’en distingue également par l’absence d’aire jaune clair au revers des antérieures, ainsi que par la présence d’écailles piliformes rousses dans l’aire basale du dessus des postérieures.

Habitat

La Grande Tortue, espèce mésophile, habite les bois clairs, les lisières bien ensoleillées, les vergers et les jardins des villes. La Grande tortue passe l'hiver sous sa forme adulte. Au printemps, après hibernation dans des cavités d’arbres, de vieux murs, voire à l’abri d’appentis ou de caves, elle fréquente les chatons du Saule marsault et descend parfois au sol se chauffer au soleil sur les herbes et fougères sèches, les souches, les chemins caillouteux ou le ballast des voies ferrées. L’été, les individus fraîchement éclos préfèrent pomper le miellat ou la sève des arbres blessés, dans les secteurs ombragés. Ils se tiennent souvent la tête en bas. Les chenilles restent grégaires jusqu’à la nymphose.

Reproduction

Les femelles déposent leurs œufs groupés en spirale autour d’un rameau de la plante-hôte. C’est une espèce univoltine (une génération) volant en juin-juillet, puis de façon sporadique en octobre après une longue période d’estivation. Les imagos hivernent et reparaissent en mars-avril pour se reproduire.

Régime alimentaire

Les adultes consomment principalement du nectar des chatons du Saule, les chenilles se nourrissent des feuilles d’essences forestières variées : Saules, Ormes, Peupliers, Bouleaux, mais aussi Poiriers et diverses espèces de Prunus.

Relation avec l’homme

Les monocultures résineuses ainsi qu’une gestion forestière qui supprime les essences de moindre valeur économique sont défavorables à la Grande Tortue, mais ne peuvent expliquer ses fortes variations d’effectifs. La cause est probablement ailleurs pour cette espèce eurosibérienne sensible au changement climatique, et qui présente un taux de parasitisme très élevé.

Réseau trophique

Les papillons sont les proies de nombreux insectivores, ils peuvent être consommés par d’autres insectes et des oiseaux par exemple.

Répartition géographique

Espèce eurosibérienne, elle présente dans l’ensemble des départements français mais en fort déclin dans le Nord. Dans nos régions, la Grande Tortue est peu fréquente, et les populations ont subi des fluctuations d’effectifs considérables, chutant du statut de commun dans les années 1970 à celui de rare dans les années 1990. Actuellement, après un regain de densité au début des années 2000, un tassement est de nouveau constaté. Bien établie dans les vallées abritant des boisements de feuillus en plaine, la Grande Tortue dépasse rarement 600 m d’altitude.

Photothèque Grande Tortue (La)
en fin d'hiver
Grande Tortue
Bibliographie Grande Tortue (La)

DUTREIX C., 2013, Papillons diurnes et nocturnes de Bourgogne, Ouvrage, L'escargot savant : 368p.

SIRUGUE D. & GOURLIN B. (coord.), 2016, La faune sauvage de Côte-d'Or, Revue scientifique, Bourgogne-Nature, 14 : 488

ESSAYAN R., Dimanche 29 mars 2015, Ça papillonne..., Article de presse, Bien Public, Journal de Saône-et-Loire et Journal du Centre : 1

ESSAYAN R., Dimanche 20 juillet 2014, Ça papillonne dans nos régions, Article de presse, Bien Public, Journal de Saône-et-Loire et Journal du Centre : 1

ESSAYAN R., JUGAN D., MORA F. & RUFFONI A. (coord.), 2013, Nymphalis polychloros (Linnaeus, 1758) - la Grande Tortue, Ouvrage, in Atlas des papillons de jour de Bourgogne et de Franche-Comté (Rhopalocères et Zygènes), Bourgogne-Nature, Hors-série 13 : 328-329

ESSAYAN R. & JUGAN D., 2007, Le projet de cartographie des Rhopalocères et Zygènes de Bourgogne et Franche-Comté (Lepidoptera), Revue scientifique, Bourgogne-Nature, 5 : 27-29

ESSAYAN R. & RUFFONI A., 2012, Constitution d’une liste rouge des papillons de jour de Bourgogne (Rhopalocera & Zygaenidae), Revue scientifique, Bourgogne-Nature, 16 : 94-109

LAFRANCHIS T., 2000, Les papillons de jour de France, Belgique et Luxembourg et leurs chenilles, Ouvrage, Coll. Parthénope, Biotope édit., Mèze (France) : 448p.

LAFRANCHIS T., JUTZELER D., GUILLOSSON J-Y., KAN P.&B., 2015, La Vie des Papillons. Ecologie, Biologie et Comportement des Rhopalocères de France., Ouvrage, Ed Diatheo : 751p.

LANGLOIS D., 2007, Evolution 1970-2004 des peuplements rhopalocères des pelouses de la Reserve Naturelle du Ravin de Valbois (25), Revue scientifique, Bourgogne-Nature, 5 : 123-126

SIRUGUE D. (coord.), 2008, Le Morvan, inventaire des paysages et du patrimoine naturel : Les Papillons, Revue scientifique, Bourgogne-Nature, Hors-série 6 : 198-199