Classification

  • ClasseMammifères
  • OrdreChiroptera
  • FamilleVespertilionidae
  • GenreMyotis
  • Espèceemarginatus
  • Nom scientifiqueMyotis emarginatus
Données de l'espèce

Cartes, phénologie, nombre de données, etc...

Carte de l'espèce

  • Observations communales (toute période confondue)
  • Blanc : aucune observation signalée
  • Bleu : observations validées
  • Gris : observations en cours de validation
  • Rouge : vos observations

Taille : 41-53 mm
Envergure : 220-245 cm
Poids : 6-15 g

Classification

Classe : Mammifères
Ordre : Chiroptères
Famille : Vespertilionidés
Genre : Myotis
Espèce : emarginatus
Nom scientifique : Myotis emarginatus

Morphologie

Chauve-souris de taille moyenne au long pelage laineux, le Murin à oreilles échancrées est de couleur brun-roux avec peu de contraste entre le ventre et le dos. Les juvéniles sont gris. Le museau est brun clair, plus foncé chez les jeunes. Les oreilles sont brunes, présentant une nette échancrure sur le bord externe du pavillon qui a donné son nom à l’espèce. En hibernation, ses avant-bras sont disposés obliquement le long du corps, ce qui lui donne une forme de losange.

Habitat

Le Murin à oreilles échancrées chasse dans les milieux boisés de feuillus entrecoupés de zones humides ainsi que dans les jardins et les vergers. S'ils occupent par petits groupes les grottes et les carrières en hiver, où ils hibernent près de sept mois, les individus se rassemblent en plus grands effectifs l'été pour la mise bas ; les vastes greniers d’habitation ou les clochers d’églises semblent alors particulièrement appréciés. Peu sensible à la lumière, cette espèce peut se rencontrer parfois sous des avancées de toit, sous des ponts, collée aux murs extérieurs des habitations (derrière les volets), il s’agit généralement d’individus solitaires. Il s'installe rarement dans les fentes contrairement au Murin à moustaches avec lequel une confusion est possible. En Côte-d'Or, une seule colonie de mise bas est connue en cavité souterraine, l'espèce y partage le site avec une colonie de Grand rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum) et de Rhinolophe euryale (Rhinolophus euryale).

Reproduction

L’accouplement a lieu de l’automne au printemps. En mai, quelques dizaines à quelques centaines de femelles se regroupent sur les sites de mise bas auxquels elles sont fidèles pendant plusieurs années. Les naissances s’échelonnent entre mi-juin et mi-juillet, les petits commencent à voler dès quatre semaines.

Régime alimentaire

Le Murin à oreilles échancrées chasse près du feuillage, dans la canopée (partie supérieure de la forêt), au sol ou au plafond, il est spécialisé dans la chasse aux Araignées, aux Opilions et aux Diptères (mouches). Il a tendance à sortir une fois la nuit bien installée.

Relation avec l’homme

Le Murin à oreilles échancrées est une espèce protégée en France et inscrite aux annexes II et IV de la Directive Habitats-Faune-Flore. Comme les autres espèces de chauve-souris vivant en bâtiment, le Murin à oreilles échancrées est menacé par le réaménagement des combles. Le dérangement dans ses gîtes de reproduction et d’hibernation et le papier tue-mouches des étables où il est amené à chasser constituent également des menaces importantes pour cette espèce également sensible au trafic routier et au traitement des charpentes.

Réseau trophique

Les individus peuvent être occasionnellement victimes de prédation par des rapaces nocturnes à proximité immédiate de leurs gîtes, mais aussi de captures par les chats.

Répartition géographique

Cette espèce est présente dans les régions tempérées d’Europe. Bien qu'assez rare en région, elle connaît une évolution positive de ses populations depuis quelques années. En Côte-d’Or, une carrière abrite plus de 200 individus en hiver; une vingtaine de colonies de mise bas est connue sur le département, ces dernières sont principalement situées dans le Châtillonnais et l’Auxois.

Photothèque Murin à oreilles échancrées
Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus)
Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus)
Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus)
Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus)
Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus) - hibernation
Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus) - colonie de mise bas
Murin à oreilles échancrées
Bibliographie Murin à oreilles échancrées

ARTHUR L. & LEMAIRE M., 2009, Les chauves-souris de France, Belgique, Luxembourg et Suisse, Ouvrage, Biotope, Mèze (Collection Parthénope) ; Muséum national d’Histoire naturelle, Paris : 544 p.

SIRUGUE D. & GOURLIN B. (coord.), 2016, La faune sauvage de Côte-d'Or, Revue scientifique, Bourgogne-Nature, 14 : 488

Conservatoire des sites naturels bourguignons, 2002, Guide des espèces protégées en Bourgogne, Ouvrage : 176p.

DIETZ C. & KIEFER A., 2015, Chauves-souris d’Europe. Connaître, identifier, protéger, Ouvrage, Delachaux et Niestlé S.A., Lausanne-Paris : 400p.

DIETZ C., VON HELVERSEN O. & NILL D., 2009, L’encyclopédie des chauves-souris d’Europe et d’Afrique du Nord. Biologie, Caractéristiques, Protection., Ouvrage, Delachaux et Niestlé, Paris : 400 p.

DUPUY G., 2006, Pose de gîtes pour chiroptères dans des aqueducs forestiers, Revue scientifique, Bourgogne-Nature, Hors-série 1 : 158-159

ROUÉ S.G. , 2006, Partons à la découverte de ces petits mammifères, les chauves-souris, Revue scientifique, Bourgogne-Nature, Hors-série 1 : 2-16

ROUÉ S.G. & SIRUGUE D., 2006, Plan régional d'actions chauves-souris en Bourgogne, PRA, Bourgogne-Nature, Hors-série 1 : 17-100

ROUÉ S.G. & SIRUGUE D., 2003, Les chauves-souris, Bulletin d'Association, Feuille de Neomys, Société d’histoire naturelle d’Autun, 7 : 6-7

ROUÉ S.G. & SIRUGUE D., 2000, 2001 et 2002, Les chiroptères, Bulletin d'Association, Feuille de Neomys, Société d’histoire naturelle d’Autun, 4, 5 et 6 : 8-13

ROUÉ S.G. & SIRUGUE D., Groupe Chiroptères Bourgogne, 2006, Les sites d’hibernation de chauves-souris dans l’Yonne, un phénomène de réseau, Revue scientifique, Bourgogne-Nature, Hors-série 1 : 117-121

SIRUGUE D., DELAGNEAU L., MEZANI S. & ROUÉ S.G., 2006, Propositions de ZNIEFF Habitat en Bourgogne pour 4 espèces de chauves-souris, Revue scientifique, Bourgogne-Nature, Hors-série 1 : 141-144

SIRUGUE D., ROS J. & BRENOT P., 2006, Les chauves-souris du Morvan et de la Bourgogne : II. Les espèces gîtant sous les ponts, Revue scientifique, Bourgogne-Nature, Hors-série 1 : 154-155