Classification

  • ClasseInsectes
  • OrdreLepidoptera
  • FamilleNymphalidae
  • GenreIssoria
  • Espècelathonia
  • Nom scientifiqueIssoria lathonia
Données de l'espèce

Cartes, phénologie, nombre de données, etc...

Carte de l'espèce

  • Observations communales (toute période confondue)
  • Blanc : aucune observation signalée
  • Bleu : observations validées
  • Gris : observations en cours de validation
  • Rouge : vos observations
Morphologie

Envergure : 35-45 mm

Le Petit Nacré est la plus petite des « grandes Argynnes » par sa taille, mais aussi celle qui présente au revers des postérieures les plus grandes taches argentées, très brillantes, caractéristiques de l’espèce. Le dessus est singulier : fauve orangé vif, pourvu d’un reflet vert métallique chez les individus fraîchement éclos, et surtout orné de nombreuses taches noires arrondies, y compris dans les espaces submarginaux. Le bord externe de l’aile antérieure est concave, ce qui le distingue des autres Argynnes, éliminant ainsi tout risque de confusion. Les exemplaires estivaux sont plus grands et plus vigoureux que les sujets printaniers.

Habitat

Le Petit Nacré ne présente pas de grandes exigences écologiques. Mésophiles, les imagos peuvent apparaître un peu partout au moment des migrations. Cependant, de fortes densités sont observées sur les champs fraîchement labourés ou moissonnés, les papillons se posant en fin d’été et en automne sur la terre pour se chauffer au soleil. De même, ils fréquentent souvent les chemins des lisières ensoleillées, les talus des voies ferrées, les carrières, les friches agricoles où se développent diverses Violettes sauvages (surtout la Pensée des champs, Viola arvensis), plantes-hôtes des chenilles.

Reproduction

Espèce plurivoltine, elle atteint de façon sporadique nos régions dès la fin d’avril, et donne alors une ou deux générations qui se mélangent probablement avec les individus d’autres vagues de migrants. Beaucoup plus fréquente en août-septembre, elle peut s’attarder jusqu’au début de novembre. Aucune preuve d’hivernage sous forme d’œufs, de chenilles ou de chrysalides sous nos latitudes, les individus vernaux étant au reste toujours très frottés.

Régime alimentaire

Les adultes se nourrissent principalement du nectar des fleurs, les chenilles dévorent les plantes hôtes.

Relation avec l’homme

Comme pour la plupart des migrateurs, il est difficile d’évaluer les menaces, mais le Petit Nacré ne semble pas souffrir d’actions anthropiques spécifiques. Il s’accommode même très bien de grands espaces agricoles.

Réseau trophique

Les papillons sont les proies de nombreux insectivores, ils peuvent être consommés par d’autres insectes et des oiseaux par exemple.

Répartition géographique

C’est une espèce eurasiatique migratrice qui apparaît comme répandue et assez commune. Très abondant dans certaines localités du Sud de la France, c’est par vagues successives que le Petit Nacré effectue des migrations vers le nord, envahissant chaque année l’ensemble des départements. Il semble s’être établi à demeure dans certaines stations, mais le saupoudrage de l’ensemble du territoire est surtout le fruit de déplacements aléatoires des individus migrants. En Bourgogne comme en Franche-Comté où l’espèce se reproduit, sa répartition est manifestement bien plus étendue que ne le suggèrent les cartes, qui apparaissent très lacunaires et bien en deçà de la réalité. Le papillon étant très mobile, il faut en effet se trouver là au bon moment pour l’observer. Il peut être observé dans toute la Côte-d’Or.

Photothèque Petit Nacré (Le)
Le papillon petit nacré
Les derniers rayons du soleil font sortir les quelques papillons restant
Bibliographie Petit Nacré (Le)

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