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Envergure : 50-60 mm
Le Vulcain présente un splendide dessus noir velouté rehaussé, sur chaque aile, d’une bande rouge vif, couleur de feu, d’où ses noms latin et vulgaire. Quelques taches d’un blanc irisé ornent l’apex des antérieures, bordé de fines lignes bleues. Le revers des antérieures, comparable mais plus terne, porte quelques traces bleues supplémentaires. La bande rouge fait défaut au revers des postérieures, qui est marbré de motifs complexes, bruns, grisâtres, noirs et plus ou moins chatoyants, et pourvu d’une tache costale claire. Posé comme au vol, le Vulcain est immédiatement identifiable.
Migrateur, le Vulcain était autrefois peu fréquent, les individus étant surtout visibles à la fin de l’été et en automne. Les chenilles se nymphosent en juillet et les imagos émergent à partir d’août. L’espèce se montre alors très commune dans les vignobles, les vergers et les jardins, particulièrement attirée par les fruits mûrs tombés au sol. C’est fin octobre, par temps chaud, que l’on assiste à un flux migratoire massif inverse, orienté vers le sud, les adultes volant en ligne droite à quelques mètres du sol, parfois même sous une fine pluie. En novembre, quelques adultes attardés et surpris par le froid tentent d’hiverner dans nos régions. Depuis 1990, il semble que l’espèce parvienne à hiverner à l’état imaginal sous nos latitudes ; des adultes ont été observés en Haute-Saône durant le mois de novembre, se réfugiant dans des cavités d’arbres ou entre les pierres d’un vieux mur ; les papillons reparaissent en février-mars.
La reproduction prend place en mai-juin, les hivernants se mêlant alors aux migrants arrivant du sud de la France. Les femelles pondent au revers des feuilles de l’Ortie dioïque (Urtica dioica) et de la Pariétaire des murailles (Parietaria judaica). Probablement deux générations se succèdent ensuite jusqu’en novembre chez cette espèce plurivoltine.
Les papillons butinent les chatons du Saule marsault, les fleurs du Prunellier, les Buddléias, les Scabieuses, les Succises et le Lierre en fleur. Les chenilles du Vulcain se nourrissent d'orties.
Il n’a pas été identifié pour cette Vanesse de dangers avérés. La présence de l’espèce est surtout liée à l’intensité des flux migratoires.
Les papillons sont les proies de nombreux insectivores, ils peuvent être consommés par d’autres insectes et des oiseaux par exemple.
Ce papillon eurasiatique s’est montré plus communément à partir des années 1990. Très répandue en France sur l’ensemble des départements, l’espèce est en général très visible, mais ne se montre que rarement en nombre. En Bourgogne et Franche-Comté, le Vulcain est actuellement considéré comme banal, des régions les plus basses jusqu’en montagne. Cette Vanesse atteint 1 400 m dans le Jura et 1 216 m en Haute-Saône, au Ballon de Servance, elle est très commune en Côte-d'Or.
DUTREIX C., 2013, Papillons diurnes et nocturnes de Bourgogne, Ouvrage, L'escargot savant : 368p.
LAFRANCHIS T., 2000, Les papillons de jour de France, Belgique et Luxembourg et leurs chenilles, Ouvrage, Coll. Parthénope, Biotope édit., Mèze (France) : 448p.
LAFRANCHIS T., JUTZELER D., GUILLOSSON J-Y., KAN P.&B., 2015, La Vie des Papillons. Ecologie, Biologie et Comportement des Rhopalocères de France., Ouvrage, Ed Diatheo : 751p.